Les principaux modèles théoriques de la pleine conscience

Plusieurs modèles de la pleine conscience ont été élaborés au cours des dernières années, il convient d’envisager les principaux.
 

Le modèle de Baer (2003)

Cet auteur suggère un modèle théorique articulé autour de cinq types de processus. On y compte l’exposition, les changements cognitifs, l’acceptation, la gestion de soi et la relaxation.
Il convient de détailler ces processus pour percevoir comment la pleine conscience agit sur les individus qui la pratiquent.

Définition de la méditation de pleine conscience

Une difficulté à définir

Définir la pleine conscience conduit à des difficultés car la notion peut faire référence sans distinction à différentes approches. Elle peut refléter un état d’esprit, un type spécifique de processus psychologique ou encore un type de pratique méditative. (Germer et al., 2005 ; Brown, Ryan & Cresswell, 2007 ; Grossman, 2008 ; Shapiro, 2010). Il existe ainsi une incertitude et des ambiguïtés sémantiques autour de l’expression « pleine conscience ». Il semblerait que le terme de pleine conscience traduise à la fois l’action et le but de l’action. (Trousselard, 2016).

Étymologie et définition du terme méditation

Étymologie :

Les significations du terme méditation sont multiples et révèlent différents aspects du phénomène méditatif.

Ainsi, le terme « méditation » viendrait du latin « meditari », issu du terme « medeor », qui signifierait « soigner ». La pratique méditative ferait donc référence à l’action de prendre soin et de donner des soins (Bagnis, 2017). Certains lexicographes ont aussi souligné que le mot méditation pourrait provenir de « meditatio ». Au 12ème siècle, c’était un terme religieux évoquant la contemplation (Bagnis, 2017).

Introduction à la méditation de pleine conscience

Origines religieuses et philosophiques

La pleine conscience trouve principalement son origine dans les traditions philosophiques et religieuses orientales et notamment dans le bouddhisme. Cependant on la retrouve également dans l’hindouisme, le taoïsme, le judaïsme, l’islam, la chrétienté, tout autant que dans les philosophies grecques anciennes ou européennes modernes (Trousselard et al., 2016).

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